Lors de son procès, Jeanne d’Arc racontera que Saint Michel lui était apparu la première fois en lui disant que Dieu avait grande pitié du peuple de France.
En ce début de quinzième siècle, la France est livrée à l’invasion d’une armée étrangère, des soldatesques de pillards se ruent à travers les campagnes, de nombreuses bourgades sont en flamme et aucune autorité ne fait face.
En ce début de vingt-et-unième siècle, la France est livrée à l’importation massive de populations étrangères. Des sauvageons imposent la terreur dans des cités déshumanisées. Des centaines de voitures sont incendiées chaque nuit sans que cela n’émeuve plus personne. Des enseignants sont chaque jour les victimes d’adolescents monstrueux. Le désordre est partout. Et aucune autorité ne fait face.
En mai 1429, le Royaume de France chante les louanges d’une extraordinaire héroïne, Jeanne d’Arc fait une entrée triomphale à Orléans.
En 2010, la République française désigne l’avorteuse Simone Veil, mère d’une loi qui fait chaque année 200.000 innocentes petites victimes, pour faire une entrée en grande pompe à l’Académie française.
Chaque époque a l’héroïne qu’elle mérite, serait-on tenté de dire. Et on se met à prier le Ciel qu’à nouveau Dieu ait grande pitié du peuple de France.
Car on ne peut parler de Jeanne d’Arc sans parler de Dieu.
En faisant de la France sa fille aînée, l’Eglise lui assignait un rôle prépondérant dans la défense de la civilisation chrétienne et de l’Europe qu’elle animait.
Saint Rémi l’affirme à Clovis, lors de son baptême : « Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise Romaine qui est la seule véritable Eglise du Christ. (…) Il sera victorieux et prospère tant qu’il sera fidèle à la Foi Romaine, mais il sera rudement châtié toutes les fois qu’il sera infidèle à sa vocation. »
Lorsqu’en mille-quatre-vingt-quinze le Pape Urbain II, une des têtes politiques les plus remarquables du Moyen Âge, comprit que le danger que faisait courir à l’Europe l’islamisme devenait trop pressant, c’est en France qu’il passa et prêcha la Croisade.
Sainte Jeanne est le signe de la continuité de la prédilection divine pour la France.
Fêter Jeanne d’Arc sans tenir compte de sa dimension surnaturelle, sans tenir compte de sa foi catholique, c’est comme prétendre fêter Noël sans célébrer la naissance du Christ, c’est dénaturer ce que l’on prétend honorer.
Cela ne signifie pas que seuls les catholiques peuvent fêter Jeanne d’Arc.
On peut être non croyant et croire aux vérités politiques, aux vérités sociales, aux vérités morales de l’Eglise catholique.
A une époque d’incertitudes qui laissent l’homme égaré dans un océan d’inquiétudes, la doctrine catholique se dresse comme un rocher de salut : le salut religieux, mais aussi le salut politique, le salut moral, le salut social, parce que le génie du christianisme offre toutes les clés pour clarifier et résoudre les situations. Et il convient de le rappeler ici, aujourd’hui, en rendant hommage à Ste Jeanne d’Arc.
Il convient de rappeler ici à tous ceux qui se soucient de l’avenir de la France et veulent contribuer à la restauration de celle-ci, que la seule restauration durable de la France se fera par le rétablissement de la Chrétienté.
Inutile de réinventer des doctrines, de rechercher des idéologies salvatrices. Tout cela ne fournirait au mieux que des remèdes superficiels et bien éphémères aux maux profonds de notre société.
Seule la doctrine catholique, orientée vers la recherche du Bien commun, offre les réponses qui ont valeur pour l’éternité, de la même façon qu’un plus un sera toujours égal à deux.
Chers amis, ne vous y trompez pas.
Rien n’est perdu pour autant que nous prenions bien tous conscience de la véritable dimension des enjeux.
La France se redressera lorsque, ayant retrouvé les chemins de la Chrétienté, elle repoussera toutes les chimères et leurs valets.
Fille aînée de l’Eglise, nation prédestinée, la France se lavera des souillures qui l’ont défigurée et retournera à sa première vocation.
Que vive Jeanne ! Que vive la France !





